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Do you speak Euro 2016 ?

L'Euro de football approche à grands pas et la Seine-et-Marne ne compte pas laisser une telle opportunité lui échapper en termes de business. L'Euro 2016, ce sont 2,5 millions de supporters français et étrangers présents durant un mois, du 10 juin au 10 juillet. Les entreprises sont sur le pied de guerre, en particulier les restaurateurs et les hôteliers, sachant que le panier moyen du supporter étranger s'élèvera à 500 euros par jour.
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A cette occasion, la CCI de Seine-et-Marne a organisé une présentation de la compétition et de ses opportunités économiques. L’invité majeur de cette matinée, Richard Hullin, directeur marketing de l’UEFA euro 2016 était bien entouré par Dominique Mocquax un des vice-présidents de la CCI Seine-et-Marne, Laurent Andreux, chargé des missions tourisme à la CCI France et de Florence Bruaux, directrice de Seine-et-Marne Tourisme.

382 millions d’euros de retombées économiques en Ile de France

« L’objectif est clair », lance en préambule Jean-Robert Jaquemard, le président de la CCI Seine-et-Marne. « Il s’agit de vous sensibiliser, acteurs de la chaîne du tourisme, à l’un des plus grands mouvements touristiques que le France a jamais connu. » L’Île-de-France accueillera 12 matchs, dont deux huitièmes de finale, un quart de finale, et bien sûr le 10 juillet, la finale du 3ème événement sportif au monde. Un coup de projecteur extraordinaire en mondovision, dont les entreprises des régions hôtes comptent bien tirer parti. Celles présentes en Seine-et-Marne aussi, même si contrairement à la coupe du monde 98, le Département ne servira pas de camp de base à une des équipes en compétition. « À l’époque nous avions la chance d’accueillir le Brésil », se souvient, nostalgique, Dominique Mocquax.

De gauche à droite : Laurent Andreux, CCI France; Florence Bruaux, directrice de Seine-et-Marne Tourisme ; Dominique Mocquax, CCI Seine-et-Marne et Richard Hullin, responsable marketing de l’UEFA

Le vice-président de la CCI Seine-et-Marne a vanté la position stratégique du département, notamment du point de vue géographique. « Nous sommes aux portes de Paris, à quelques encablures du Stade de France et nos gares comme val d’Europe et Marne la vallée-Chessy sont des plaques tournantes pour les touristes. » Il a aussi rappelé les chiffres des retombées économiques prévues pour la Région Ile-de-France qui s’élèvent à 382 millions d’euros, d’après le CDES (Centre du Droit et de l’Economie du Sport). «Ce chiffre peut encore augmenter. Faîtes nous rêver », demande-t-il en conclusion à Richard Hullin.

« Je crois savoir que non loin d’ici se trouve un petit parc d’attractions », enchaîne, un brin taquin, le responsable du marketing pour l’euro 2016. Il s’agit en effet du joyau seine-et-marnais, le parc Disneyland Paris, l’une des principales attractions touristiques du pays.

Une plateforme de rencontre pour les entreprises pendant la compétition

« Les bonnes nouvelles économiques ne pleuvent pas dans les échos. Profitons de celle-ci.» Richard Hullin a loué les qualités d’un des outils mis en place par la confédération européenne de football. « D’ici la fin mars, une page LinkedIn réservée à tous les clients de l’Euro sera ouverte. L’objectif est de mettre en relation facilement les entreprises, en fonction des matchs et des opportunités business souhaitées. Par exemple : Si une entreprise X est présente à telle date pour tel match, vous serez en mesure de lui proposer immédiatement une rencontre autour d’un petit-déjeuner ou autre.» D’après Richard Hullin, près de 3000 entreprises venues de 100 pays seront présentes pendant la compétition, y compris des sociétés américaines et chinoises. « Pourtant leurs équipes nationales ont eu du mal à se qualifier pour l’euro », plaisante-t-il.

«Plus sérieusement, les Américains essayent de nous éblouir avec leur Superbowl et ses 150 millions de téléspectateurs, mais l’euro c’est 51 Superbowls avec une audience cumulée de 7,6 milliards de téléspectateurs. Le coup de projecteur sur la France et ses régions est magnifique. »

Des loges privées à tous les prix

Une telle concentration d’opportunités business est plutôt chose rare et l’UEFA a voulu rendre accessible à toutes les entreprises, ses offres de loges et de salons privés dans les 10 stades de la compétition. « Nous avons développé une offre en loge, à partir de 950 euros par personne. Avec un budget de 10 000 euros, vous fidélisez vos meilleurs clients ou vous pouvez sortir le grand jeu face à un futur partenaire. » C’est vrai, il y en a pour toutes les bourses, de quelques centaines d’euros pour certains matchs à près de 400 000 euros pour l’ensemble des rencontres au Stade de France, « au-dessus de la tête de François Hollande », promet Richard Hullin. Vérification faite, cette option n’est déjà plus disponible sur le site de l’UEFA. « Les loges seront ouvertes 3h avant le match et deux heures après la fin, le temps de parler business. »

Une autre nouveauté majeure de cet événement, ce sont les fans zones. Un dispositif inédit en France, destiné à accueillir dans les villes tous les supporteurs qui n’ont pu décrocher les précieux sésames. « Les retombées économiques seront importantes, certaines PME françaises ont déjà décroché de gros appels d’offres pour ces fans zones. Il en reste quelques unes à pourvoir, n’hésitez pas à candidater », encourage Richard Hullin.

« Vous êtes nos ambassadeurs auprès des touristes », Laurent Andreux

Laurent Andreux, chargé des questions de tourisme à la CCI France, voit dans ce domaine un enjeu majeur pour les professionnels du secteur, hôteliers, restaurateurs et autres commerçants. « Vous êtes réellement des ambassadeurs auprès des visiteurs français et étrangers. » D’après le cadre de la CCI France, la problématique de l’accueil est énorme, « nous avons beaucoup de progrès à faire ». Laurent Andreux espère fidéliser les touristes qui se déplaceront pour la compétition. « L’idéal serait de les voir revenir pour du tourisme de loisir ou d’affaires. Vous, les professionnels, vous êtes en mesure d’apporter le petit plus nécessaire.»

Seine-et-Marne, what else ?

Un vœu pieux auquel souscrit Florence Bruaux, Directrice de Seine-et-Marne Tourisme. « Il faut absolument gagner des parts de marché dans le tourisme d’affaires sur la clientèle étrangère. C’est elle qui dépense le plus. » Son organisme a créé en partenariat avec la CCI Seine-et-Marne la plateforme Paris-Whatelse Business. « Une sorte de catalogue de toutes les offres destinées au tourisme d’affaires en Seine-et-Marne. Nous nous sommes aperçus que chacun travaillait dans son coin avec peu d’espoir de développer le potentiel du Département. » Grâce à cet outil, la Seine-et-Marne espère gagner davantage en visibilité auprès des étrangers. « Nous encourageons nos professionnels à développer des offres adaptées à cette clientèle. L’Euro 2016 est une excellente occasion de montrer de quoi nous sommes capables. »

De manière triviale, on pourrait dire des institutions économiques qu’elles sont au taquet. À juste titre, puisque ce genre d’événement ne se déroule pas tous les ans. Le prochain, ce sera peut-être les jeux olympiques 2024. Une chose est sûre, à chaque fois que la France a organisé une compétition de football de ce niveau, elle l’a remportée. « On ne peut pas rêver meilleur véhicule que le football, pour faire chavirer le cœur des foules », confie Richard Hullin et, peut être, gagner quelques parts de marché.

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