AccueilTerritoiresCollectivitéDes puits de stockage de carbone bientôt en Seine-et-Marne ?

Des puits de stockage de carbone bientôt en Seine-et-Marne ?

Dix-Sept communes du département ont été retenues, dans le cadre d’une étude pilote financée par l’Union européenne et qui va durer jusqu’en 2026.
Des puits de stockage de carbone bientôt en Seine-et-Marne ?
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Captage, stockage et valorisation du carbone : cette option pour réduire les effets du dérèglement climatique est actuellement à l’étude. Depuis un peu plus d’un an maintenant, le Bureau de recherches géologiques et minières (BRGM), établissement public de référence dans les applications des sciences de la terre pour gérer les ressources et les risques du sol et du sous-sol dans une perspective de développement durable, participe à un projet européen baptisé PilotStrategy.
Celui-ci doit permettre d’améliorer la connaissance sur l’aptitude des aquifères salins profonds à stocker du CO2 dans cinq régions industrielles du Sud et de l’Est européen correspondant à des centres d’émission de dioxyde de carbone.

Ce sera notamment le cas en Seine-et-Marne, et plus particulièrement, autour de la commune de Grandpuits-Bailly-Carrois (1 025 habitants), près de Provins, où est située la raffinerie appartenant à TotalEnergies. Au total, ce sont 17 communes environnantes qui sont concernées par ce projet continental. Son financement est, en effet, assuré par l’Union européenne, dans le cadre du dispositif Horizon 2020 et sa durée est de cinq ans (mai 2021-avril 2026).

Concrètement, des géophones (capteurs permettant l’enregistrement et/ou la mesure du vecteur vitesse des vibrations sismiques au travers du sol) vont être posés, afin de mesurer l’écho des vibrations émises par des camions vibrateurs. La pose de ces appareils respectera les contraintes agricoles, puisqu’ils seront répartis tous les 150 m
sur une superficie de 100 km2. La circulation des camions vibrateurs s’opérera sur les routes et chemins en un passage unique. Les agriculteurs concernés ont reçu, en effet, l’assurance des porteurs du projet PilotStrategy qu’aucun véhicule n’empiétera sur leurs champs. Mais en cas de dommages avérés, des compensations financières sont prévues, selon le barème administratif de la Chambre d’agriculture de région Île-de-France.

Le 1er avril dernier, une réunion a rassemblé les principaux protagonistes. À l’issue de celle-ci, un accord de principe a été trouvé, afin de permettre de donner une suite à cette campagne d’acquisition sismique. Mais pour que cette étude pilote puisse véritablement aboutir et qu’un stockage de CO2 soit réalisé à long terme, plusieurs autres conditions devront être remplies. Ont été notamment évoqués la sensibilité globale aux risques climatiques, les politiques nationales menées, les recherches en géosciences et la position des acteurs de terrain.

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