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Covid-19 : à l'hôpital Forcilles, on réapprend à respirer

Implanté à Férolles-Atilly, cet établissement hospitalier abrite un service de réadaptation respiratoire. Les victimes les plus graves du Coronavirus y séjournent.
Covid-19 : à l'hôpital Forcilles, on réapprend à respirer
@ Erwan Le gars

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Ce type de service se compte sur les doigts d'une seule main en Île-de-France : Paris (La Pitié-Salpêtrière), Briis-sous-Forges (Essonne) et Férolles-Atilly (Seine-et-Marne). Cela fait maintenant près de 4 ans que cet établissement privé, dépendant de la fondation Cognacq-Jay, dispose d'un service dédié au sevrage respiratoire post-réanimation (SRPR). En ces temps de rebond épidémique se traduisant par une hausse des admissions en réanimation, cette « rééducation » respiratoire s'avère cruciale pour les patients les plus sévèrement atteints.

Au printemps dernier, au plus fort de la première vague de Covid-19, l'hôpital Forcilles avait été très sollicité. « Ce fut une période d'angoisse et d'incertitude intense, se rappelle le Dr Gérald Choukroune, chef du service des soins intensifs. On s'est retrouvé en première ligne et il a fallu se réorganiser au fur et à mesure. En réanimation, les patients Covid se trouvaient dans un état très grave. » Le SRPR a dû ainsi augmenter sa capacité d'accueil (de 20 à 32 lits) et a pris en charge 67 patients entre fin mars et juillet (un séjour d'un mois en moyenne est nécessaire aux malades pour recouvrer une capacité à respirer sans assistance).

Et aujourd'hui, quelle est la situation interne avec ce regain de l'épidémie ? « Nous n'avons pas encore un surcroît d'activité nouvelle, mais on entre dans la deuxième vague, assure le chef de service. Il y a une nette augmentation des admissions en réanimation. Dans quelques jours, des transferts seront à prévoir. Je ne sais pas si cette nouvelle vague sera aussi haute que la précédente, mais le point positif, c'est qu'on maîtrise mieux la maladie en réanimation. Il y a moins d'intubations. »

À l'hôpital Forcilles, les patients peuvent compter sur une équipe multidisciplinaire (kinésithérapeutes, diététiciens, psychologues, orthophonistes). « C'est la force de notre établissement », conclut le Dr Choukroune.

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