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Coronavirus : à Melun, Cooper croule sous les commandes

Depuis l'apparition du Covid 19, le leader français des laboratoires pharmaceutiques, dont le siège est à Melun, doit faire face à une explosion de ses commandes de gel hydroalcoolique.
Coronavirus : à Melun, Cooper croule sous les commandes
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ÉconomieVie des entreprises Publié le ,

Elle a beau être centenaire (fondée en 1907), la Coopération pharmaceutique de Melun, plus connue sous le nom de Cooper, ne ménage pas ses efforts dans la lutte contre l'épidémie de Coronavirus. Le laboratoire seine-et-marnais commercialise, en effet, la marque Baccide, numéro un français des gels hydroalcooliques (45 % de parts du marché). Aussi bien fongicide, bactéricide que virucide, le produit phare de Cooper se révèle très actif contre la famille des coronavirus.

Depuis plusieurs semaines, les commandes provenant des pharmacies augmentent ainsi de façon exponentielle. En janvier, 1, 1 million de flacons ont été écoulés et lors de la dernière semaine de février, Cooper a enregistré une hausse record de 900 % des commandes. « Le marché a été multiplié par trois sur le mois de février, explique David Frappart, le directeur marketing de Cooper. Et depuis son émergence en Italie (3e pays le plus touché dans le monde), il a été multiplié par 10 lors des 15 derniers jours. Toute la chaîne d'approvisionnement et de production est sous haute tension et toutes nos équipes sont mobilisées. »

La cellule de crise mise en place par les dirigeants du laboratoire melunais s'est déroulée en deux phases : augmentation de la production à l'usine de Lille, puis activation de deux autres sites industriels additionnels (Saint-Etienne et Melun). Si le flaconnage a été diversifié (125 ml et 250 ml), de nouveaux tests sont menés au cas où la propagation évoluerait encore et si les autorités décidaient de passer au stade 3.

Ce n'est pas la première fois que le labo Cooper est confronté à une telle situation d'urgence. En 2009, lors de l'épisode du H1N1, l'entreprise seine-et-marnaise (500 salariés, 22 000 officines clientes et plus de 200 Meuros de chiffre d'affaires) avait déjà constaté une explosion de ses commandes.

La semaine dernière, et face à la flambée des prix des gels hydroalcooliques, le ministère de l'Économie a décidé de les encadrer par décret (ils ont été fixés à 2 euros les 50 ml et 5 euros les 300 ml). « Nos tarifs sont négociés à l'année et ne varient donc pas, précise David Frappart. Les pharmaciens ont globalement le sens de l'intérêt des consommateurs. Notre flacon de 75 ml se vend en moyenne 2, 50 euros. »

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