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Colza : la bonne surprise

Débutées très tôt en juin, les récoltes se sont déroulées dans des conditions convenables, grâce à une météo plutôt favorable.
Colza : la bonne surprise
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TerritoiresInfos région Publié le ,

« Une moisson précoce, rapide et efficace. » Guillaume Lefort résume à sa façon les récoltes dans le département, aussi intenses qu’atypiques. Exploitant de la ferme d’Arville (250 hectares) et vice-président de la Chambre d’agriculture de région Île-de-France, il dresse un bilan plutôt positif de cette campagne 2022, malgré un contexte climatique, économique et géopolitique délicat. À l’échelle nationale, cette conjoncture a conduit à une baisse de rendement
de 2 à 3 %.

Commencée au milieu du mois de juin, la moisson s’est achevée un mois plus tard, aux alentours du 20 juillet. « C’est une moisson différente des années précédentes. Il y a des écarts de rendement entre les exploitations qui n’avaient jamais existé auparavant », souligne Guillaume Lefort. Mais sur l’ensemble du territoire francilien, une tendance générale se dégage.

La belle surprise est venue du colza, à la grande joie des principales coopératives de la région. « La récolte de colza a été très positive, confirme le vice-président de la Chambre d’agriculture francilienne. Le colza est une culture rassembleuse. » Bilan : les rendements sont, en moyenne, de 45 quintaux à l’hectare, tous secteurs confondus, avec notamment un taux d’humidité très satisfaisant.

La pluie est attendue

Le seul bémol concerne le blé, notamment les protéines qui décrochent sensiblement par rapport au standard du marché. Ce constat vaut pour l’ensemble de l’Île-de-France et un travail d’allotement (séparation des lots) va s’avérer nécessaire, de même que pour l’orge, dont l’état d’avancée des récoltes est également disparate. « On est limite en protéines, mais on a connu pire », relativise Guillaume Lefort. Les à-coups climatiques, subis au cours de ces derniers mois (ce que les spécialistes appellent le “stress hydrique”), peuvent expliquer une telle disparité. Une leçon à retenir pour l’année prochaine.

En Seine-et-Marne, si certaines terres humides ont réussi à supporter les périodes de sécheresse, l’épisode de grêle survenu dans la nuit du 19 au 20 juin, a causé de gros dégâts. « Sur une bande allant de Beaumont-du-Gâtinais à Montcourt-Fromonville, en passant par Moret-sur-Loing et Saint-Pierre-lès-Nemours, on peut estimer les pertes entre 70 et 80 % sur certaines parcelles », signale l’exploitant d’Arville. La situation internationale et l’inflation galopante n’ont rien arrangé, provoquant de gros écarts de prix et de revenus entre certains agriculteurs.

Reste désormais à attendre la récolte de maïs où l’inquiétude est de mise en raison de la sécheresse persistante qui règne actuellement dans l’Hexagone. La pluie est donc attendue avec fébrilité d’ici la fin du mois.

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