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Chez Enviromat, le savoir-être reste primordial

Dix élèves en Bac pro au lycée Jacques Prévert de Combs-la-Ville se sont rendus dernièrement à Brie-Comte-Robert au sein de l'entreprise Enviromat pour une immersion au contact des professionnels de la maintenance des espaces verts. Le secteur souffre actuellement d'une pénurie de main d'œuvre.
Chez Enviromat, le savoir-être reste primordial
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TerritoiresInfos région Publié le ,

« Notre société a été créée en 1992. Nous avons également une implantation à Chailly-en-Bière, Green Mat, et une autre à Louvres, Enviromat 95, dans le Val-d'Oise ». Jacqueline Goubé, gérante d'Enviromat, a présenté aux 10 élèves du Bac pro “maintenance des matériels-espaces verts” l'historique de cette PME familiale, fondée avec son mari, Alain Goubé. « Nous travaillons ici essentiellement pour des professionnels et des collectivités », poursuit-elle, sous le regard attentif des lycéens. « Il y a une telle évolution des technologies que nous essayons d'envoyer nos jeunes mécaniciens en formation tout au long de l'année, précise Jacqueline Goubé, « si vous choisissez cette voie, vous aurez donc à vous former tout au long de votre carrière ».

La vente, la location et la réparation de matériels de jardin sont les principales activités d'Enviromat, concessionnaire de la marque John Deere. Après la découverte de l'espace de vente, Jacqueline Goubé emmène les élèves à la rencontre du magasinier. « C'est quelqu'un de très important dans notre société », précise la gérante. « Pourquoi avoir choisi cette voie  ? », lui demande un élève. « Par envie, par vocation. Il faut aimer le contact avec le client et savoir gérer le stock », répond l'employé.

Les jeunes visiteurs se rendent ensuite dans l'atelier attenant. « On est vite dépassé par les technologies, quand on sort de l'école ce n'est pas fini. Mais le cadre est différent des cours au lycée, c'est intéressant », confirment Stéphane, mécanicien, et Benoît, également mécanicien, formé au lycée Jacques Prévert.

« Qu'est-ce que vous attendez d'un stagiaire ? » questionne un jeune : « De la curiosité. Il faut s'intéresser à toutes les facettes du métier ». D'autres questions fusent : « Que faut-il savoir pour être un bon mécanicien ? ». « Si tu t'intéresses, tu progresseras », répond Stéphane, « la “méca”, soit on l'aime, soit on ne l'aime pas ». « Que faites-vous le plus ? ». « De la réparation », poursuit Stéphane, « il est important de bien remplir la garantie ou l'ordre de réparation. »

Quand elle recrute, Jacqueline Goubé porte une attention particulière au savoir-être. « Certains de nos stagiaires ne nous ont même pas salué, une fois leur stage terminé », se désole la gérante en faisant face aux élèves, eux-mêmes choqués par cette indélicatesse. « Beaucoup d'entreprises refusent de prendre des stagiaires, déçues par ce type de comportements », confirme M. Henriques, l'un des professeurs. Pour le chef d'atelier, le « respect » fait partie des principales exigences. D'autant qu'Enviromat est actuellement en « recherche active » d'un, voire de deux mécaniciens pour travailler sur ses trois sites. « Mais il est très difficile de recruter », conclut Jacqueline Goubé.

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