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Céline Romain, une Seine-et-Marnaise au Comex 40

le - - Économie - Vie des entreprises

Céline Romain, une Seine-et-Marnaise au Comex 40
© DR

Sous l'impulsion de Geoffroy Roux de Bezieux, son président, le Medef national a constitué un Comex réunissant 45 chefs d'entreprise de moins de 40 ans. Céline Romain, gérante de Rurban Coop, basée à La Rochette, est la seule Seine-et-Marnaise – représentant la seule coopérative – ayant intégré ce think tank syndical constitué sous le signe de la parité et de la diversité.

Pouvez-vous rappeler la vocation de Rurban Coop ?

Rurban Coop est une coopérative d'activités et d'emploi créée en 2011. Elle propose un accompagnement à la création de leur propre emploi et à son développement à des femmes et des hommes qui bénéficient du statut d'entrepreneur salarié et qui peuvent ensuite devenir entrepreneur associé de la coopérative. Nous regroupons aujourd'hui 80 entrepreneurs, issus de Seine-et-Marne et de l'Essonne.

Comment commence pour vous l'aventure du Comex 40 ?

Cette aventure a commencé en 2017, avec l'entrée de Rurban Coop au Medef Seine-et-Marne, ce qui n'est pas si courant pour une coopérative. Nous avons pensé avec Jean-Marc Sereni et Candice Roussel qu'il pouvait être intéressant de parler du statut de Scoop et de montrer que nos salariés et nos associés sont des entrepreneurs à part entière qui se développent dans le creuset de l'économie sociale et solidaire, même si nous avons une manière différente de répartir les richesses. Je siège aujourd'hui au conseil d'administration et je suis vice-présidente du territoire de Melun.

Comment est née cette idée de Comex 40 ?

Le changement de président national du Medef a fait évoluer les choses, notamment à travers cette volonté de constituer ce Comex 40, réunissant 45 chefs d'entreprise de moins de 40 ans, sensé réfléchir à la marche du monde et à l'entreprise de demain. Jean-Marc Sereni et Candice Roussel ont soutenu ma candidature. Ils ont trouvé qu'il était intéressant d'apporter au Medef national le point de vue d'une entreprise coopérative. Au terme d'une sélection menée par Fabrice Le Saché, vice-président du Medef en charge de la constitution de ce comité, ma candidature a donc été retenue.

Au sein de ce Comex 40, le Medef nous demande de réagir et de réfléchir aux problématiques d'actualité, mais surtout de proposer des actions concrètes. Nous allons ainsi sortir des livres blancs sur des sujets sensibles qui influeront sur les positions du Medef.

Nous avons participé récemment à notre première plénière. Nous avons notamment échangé avec Geoffroy Roux de Bézieux qui a bien précisé que nous n'étions pas “le conseil municipal des enfants”. Nous ne sommes donc pas la bonne conscience du Medef. Le syndicat patronal attend de nous des propositions concrètes et cohérentes traçant des pistes pour l'avenir.

Comment est organisée cette action du Comex 40 ?

Deux groupes de travail ont été constitués autour de deux sujets. Le premier concerne les flux migratoires, d'origine économique, climatique ou politique, et leur accueil positif au sein des entreprises. Le véritable enjeu est naturellement de faire de cette intégration une chance et une force pour l'économie. Je trouve extrêmement novateur de voir le Medef ouvrir ce genre de débats.

Le second sujet est axé sur la prise de conscience du recul de la démocratie en Europe, comme on le voit en Turquie, en Autriche et même en Italie. En France, on peut également se poser la question, notamment à travers la perte de confiance importante des Français vis-à-vis du pouvoir politique. Comment redonner du sens à la démocratie, notamment au sein de l'entreprise ?
Je me suis bien évidemment positionnée sur ce groupe de travail puisque la démocratie entrepreneuriale est le quotidien de notre coopérative. Au sein de Rurban Coop, toutes les décisions se prennent en assemblée générale de manière démocratique. Si on impliquait davantage les salariés dans la vie de l'entreprise, il serait sans doute possible de régler beaucoup de problèmes, notamment d'absentéisme, de boreout ou de burn out.

Le Comex 40 prend donc davantage position sur des sujets de sciences politiques que sur le business proprement dit...

Tout à fait. Nous ne réfléchissons pas à des enjeux purement économiques. Nous sommes surtout là pour jouer le vrai rôle d'un syndicat ; n'oublions pas que le Medef n'est pas un réseau, mais un syndicat. Nous allons donc formuler des propositions politiques qui, je l'espère, seront portées par le comité exécutif et le Medef national.

Quels pourraient être, à vos yeux, les incidences des flux migratoires sur le développement de l'entreprise ?

Humainement, nous n'avons pas le choix. Les personnes qui doivent être accueillies le seront. Se pose donc la question de l'accueil et de l'inclusion. Comment allons-nous intégrer dans les entreprises des professionnels qui arrivent en France avec des compétences très fortes et potentiellement des idées de développement ? Nous savons aujourd'hui que les pays qui accueillent de nombreux migrants, de façon raisonnée, avec une politique d'inclusion positive, comme le fait l'Allemagne par exemple, bénéficient de bonnes retombées économiques.

Les conclusions du Comex 40 seront-elles vouées à une large diffusion ?

Oui, nos travaux ne resteront pas secrets. Les réflexions et les propositions concrètes qui seront formulées par les deux groupes de travail seront présentées au comité exécutif national avant d'être diffusées plus largement.




Jean-Paul VIART
Journaliste

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