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CDG Express : quatre élus franciliens exigent des « garanties »

Les présidents des départements de Seine-et-Marne, de Seine-et-Saint-Denis, du Val-d'Oise et du Val-de-Marne demandent de « vraies garanties pour les transports du quotidien et leur priorisation avant tout décision relative au CDG Express ».
CDG Express : quatre élus franciliens exigent des « garanties »
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Patrick Septiers, Stéphane Troussel (Seine-et-Saint-Denis), Christian Favier (Val-de-Marne), et Marie-Christine Caveechi (Val-d'Oise) exigent des garanties sur l'impact des travaux, puis l'exploitation de la liaison Roissy-Paris du CDG Paris Express.

Cette réaction fait suite à la décision de la ministre des Transport, Elisabeth Borne, de lancer le contrat concession du CDG Expess. Les élus dénoncent un « simulacre de concertation » durant les 15 derniers jours « et sans que tous les élus concernés n'aient été reçus ».

Selon ce collectif, « l'amélioration de la liaison de Paris à ses aéroports ne peut se faire au détriment des transports du quotidien, et elle ne passe pas uniquement par la construction d'un train express ». Ces quatre départements estiment que « contrairement à ce qu'affirme  la ministre, les transports du quotidien ne sont pas la priorité du Gouvernement ». En effet, les financements Etat du contrat de plan Etat-Région pour 2019 « ne sont pas au rendez-vous et Élisabeth Borne semble conditionner l'amélioration de transports des 900 000 usagers quotidiens du RER B à la réalisation de cette ligne qui ne concernera hypothétiquement que 20 000 usagers occasionnels ».

La question de savoir si les investissements pour les transports du quotidien seront effectivement réalisés préoccupe les élus, comme les impacts des travaux puis l'exploitation du CDG Express sur la régularité du RER B et sur l'environnement des habitants de la Seine-et-Marne à la porte de la Chapelle. La pertinence du projet « à l'heure du développement des transports électriques autonomes, des routes connectées, ou des bus à haut niveau de service » est aussi posée par ces élus.

« En plein Grand Débat, le Gouvernement continue à rester sourd aux besoins des habitants et aux alertes des élus de terrain », déplore le collectif, qui ajoute que « sans ces garanties, nos collectivités ne participeront à aucune avancée opérationnelle sur le CDG Express ».

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