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Calistair traque le coronavirus dans l'air

Récemment installée à Vaux-le-Pénil, cette start-up fabrique et commercialise des purificateurs d'air qui rencontrent un vrai succès en ces temps de pandémie.
Calistair traque le coronavirus dans l'air
@ Calistair

ÉconomieVie des entreprises Publié le ,

Purifier l'air flottant dans des espaces fermés recevant du public. En 2014, quand il a fondé, en Bretagne, la société AER Technologies (rebaptisée Calistair en 2019), Jérôme Taranto n'imaginait sûrement pas que son idée allait devenir aussi précieuse quelques années plus tard. À cette époque, ce docteur en chimie invente une technologie de décontamination révolutionnaire qu'il va faire breveter.

Portant le nom de “catalyse athermique”, cette technologie a le don de détruire et de piéger des polluants chimiques gazeux et des contaminants microbiologiques (virus, bactéries ou champignons). La superficie traitée va de 300 m2 à 4 000 m2. Depuis plus d'un an maintenant, elle se révèle efficace dans la lutte contre la Covid-19 (ce virus se transmet aussi par l'air d'après l'Organisation mondiale de la santé), mais cela fait plusieurs années que ses unités mobiles dédiées à la purification de l'air (R4000 et C300) ont fait leurs preuves.

Commercialisé en premier (19 000 euros HT), le purificateur R4000 est destiné au milieu hospitalier, aux laboratoires et aux salles blanches. Aujourd'hui, plus de 80 établissements utilisent cet appareil à l'efficacité déjà éprouvée (décontamination en dix minutes). Avec le lancement du C300 (2 980 euros HT) en 2020, Calistair propose un épurateur d'air mobile, compact et doté de sa technologie innovante. Si bien que les Ehpad, les bureaux et les établissements scolaires complètent désormais la liste de ses clients. La réputation du C300 a même franchi les frontières, puisque des écoles allemandes l'ont également adopté et multiplient les commandes.

Cet engouement se traduit, aujourd'hui, par l'arrivée de nouveaux partenaires (le milliardaire allemand Näder et son groupe Ottobock, n° 1 mondial de la prothèse orthopédique), une cotation en bourse, des signatures de contrats au Moyen-Orient notamment et de probables nouvelles embauches (une douzaine de salariés actuellement). Une implantation a eu lieu également, il y a quelques mois, à Vaux-le-Pénil, pour y installer le siège et le site de production. En revanche, le département recherche et développement (R & D) est toujours situé à Moret-Loing-et-Orvanne. La nouveauté réside dans l'ouverture d'une filiale de distribution internationale à Francfort, en Allemagne.

Calistair poursuit donc sa croissance, forcément boostée par la crise sanitaire. L'année dernière, la PME seine-et-marnaise avait d'ailleurs été sélectionnée parmi les cinq start-up les plus influentes dans la lutte contre la pandémie. Cette petite entreprise ne manque décidément pas d'air.

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