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Biogaz : « Le département dispose d'un énorme potentiel »

Pierre Yvroud, président du Syndicat départemental des énergies de Seine-et-Marne, présente les principales actions de sa structure. Entre biogaz et voiture propre, le département dispose de ressources encore insuffisamment exploitées.
Biogaz : « Le département dispose d'un énorme potentiel »

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Quelles sont les missions du SDESM ?

Le SDESM (Syndicat départemental des énergies de Seine-et-Marne) est une structure qui regroupe 444 communes. Elle est dotée d'un budget d'environ 70 millions d'euros, investissements et fonctionnement compris. Notre première fonction était de nous occuper de l'électrification, c'est-à-dire d'amener du courant dans les zones non fournies. Depuis une dizaine d'années, ce n'est plus un problème. Ces syndicats d'électrification ont donc évolué en syndicats de l'énergie.
Nous avons un panel beaucoup plus important de missions et de réalisations. Par exemple au titre de la loi TECV (loi de transition énergétique pour la croissance verte), donne dans son article 198 la possibilité aux syndicats de l'énergie de réaliser les PCAET (plans climat-air-énergie territoriaux) pour les EPCI qui n'en ont pas forcément les moyens.
En outre nous réalisons des diagnostiques énergétiques des bâtiments des communes. A côté de cela, nous avons développé 340 points de recharges en Seine-et-Marne, pour les véhicules électriques. Avec plusieurs partenaires (office HLM, gendarmerie…), nous étudions à l'heure actuelle la création d'une chaufferie biomasse à Lizy-sur-Ourcq.
Concernant toujours les énergies renouvelables, nous essayons de développer l'éolien. Mais Il y a beaucoup de réticence de la part des élus, ce qui est bien dommage car les autres départements les développent et nous prenons du retard. Nous avons également un projet de méthaniseur à double filière (industrielle et agricole) sur Dammarie-les-Lys, qui sera le premier du genre en France.

Vous avez organisé récemment votre 4e salon du véhicule propre à Dammarie-Les-Lys ?

Nous le faisions jusqu'à présent au siège du syndicat des énergies, nous avons voulu lui donner une dimension supplémentaire. Mais aussi insister sur le gaz, qui va devenir un carburant relativement propre, principalement pour les camions, les bus… Donc il y a une sensibilisation à faire, il faut que nous fassions pression sur les transporteurs, Veolia, Transdev, ou même le STIF, afin qu'ils se convertissent progressivement au gaz. Malgré la pression du lobby pétrolier, l'introduction de cette énergie avance, parce qu'elle a une réelle rentabilité. Le souci de se mettre au développement durable n'est pas la seule préoccupation des industriels, qui gardent également un œil sur leur bilan.

Vous sentez un mouvement de fond à ce sujet ?

Oui, pour deux raisons. Une raison qui est évidente d'abord, celle de la pollution, qu'il faut combattre dans les villes. Et puis, à une échelle beaucoup plus grande, il faut rappeler que les énergies fossiles disparaîtront d'ici 30 à 50 ans.
Or, en France, nous avons une certaine dépendance énergétique. La Seine-et-Marne dispose d'un énorme potentiel s'agissant du biogaz par méthanisation. C'est autant de gaz qui n'est pas importé. De fait, le déficit de la balance extérieure pourrait être en partie compensé.
Il faut enfin rappeler que ce biogaz doit être complété par d'autres sources d'énergies renouvelables, pour former un « mixte » durable.

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