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Bi-Metha 77 : une filière de développement local et durable

Une double filière de méthanisation verra le jour au sein de cette unité de méthanisation près de la station d'épuration de Dammarie-les-Lys.
Bi-Metha 77 : une filière de développement local et durable
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« Nous serons normalement les premiers en France à mettre en place une unité de méthanisation de ce type », rappelle d'emblée Fabrice Julien, directeur général de la société d'économie mixte (SEM) Bi-Metha 77. En effet, ce projet prévoit la mise en place de deux filières de méthanisation. D'une part, une filière agricole dédiée principalement aux intrants agricoles, et  d'autre part, une filière industrielle dédiée essentiellement aux boues de station d'épuration.

Ce projet territorial est porté principalement par des collectivités. Ses deux actionnaires principaux sont le Sdesm (Syndicat départemental des énergies de Seine-et-Marne) et la communauté d'agglomération Melun Val de Seine. « Ce n'est pas une usine qui s'implante, c'est une filière de développement local sur un territoire », argue Fabrice Julien.

Un bénéfice pour l'environnement et la santé

Avec le développement durable comme clé de voute, cette unité de méthanisation permettra d'injecter dans le réseau GrDF une production de « biogaz » équivalente à la bonne marche de 80 bus du réseau de transport local.

Du côté de la filière agricole, les intrants agricoles et des biodéchets (notamment issus des cuisines centrales des écoles) seront remis en terre après leur passage en méthanisation. « La fraction solide apporte de la matière organique au sol, tandis que la matière liquide permet de fertiliser les plantes », précise Fabrice Julien, qui ajoute que cela permet de remplacer en partie les engrais de synthèse et ainsi de préserver la santé des consommateurs finaux.

Le recours à la méthanisation permet aussi de réduire les émissions de gaz à effet de serre, le bilan carbone étant neutre avec l'utilisation de ce gaz dit « vert », en lieu et place des énergies fossiles. Le directeur général précise également que la filière agricole a recours à des intercultures, de sorte qu'il n'existera aucune concurrence avec les champs de cultures destinées à alimenter la population. « Cela permet aussi réduire l'utilisation de produits phytosanitaires d'au moins 50 % », se réjouit Fabrice Julien.

Une véritable économie circulaire naîtra du projet, avec notamment la création d'une dizaine d'emplois locaux directs ou indirects. La biomasse sera rachetée aux agriculteurs, ce qui permettra de sécuriser leurs revenus.

Quelque 4 millions d'euros de subventions ont été versés au projet, par ailleurs lauréat de l'appel à projet de l'Ademe Île-de-France. L'unité devrait coûter près de 15 millions d'euros au total. La construction est prévue en 2020 et la mise en service durant les années 2021-2022. Une consultation menée actuellement doit permettre de trouver l'opérateur qui sera « chargé de la conception, la réalisation et l'exploitation de l'usine à l'appui d'un marché public global de performance ».

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