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Arboriculteur bio un metier exigeant mais passionnant

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Arboriculteur bio un metier exigeant mais passionnant
@ DR

A 28 ans, Pierre-Marie Fahy est l'un des derniers arboriculteurs bio d'Ile-de-France. Il y a un an, il a investi dans les Vergers de la Brie et du Montois situés à Jutigny, près de Provins. Entre coups durs et passion chevillée au corps, il raconte son quotidien.

« Ce n'est pas nous qui commandons, c'est la nature ! » Pierre-Marie Fahy sait de quoi il parle. En avril dernier, les 7, 5 hectares de ses vergers, acquis quelques mois plus tôt, sont ravagés par le gel. Une véritable catastrophe : sa production (pommes et poires en majorité) est anéantie à 95 % (800 kg de fruits ont été produits cette année au lieu des 40 tonnes attendues) et son exploitation est en danger. D'autant plus que les emprunts bancaires courent (42 000 € à rembourser chaque année). Aidé part sa sœur et soutenu par le réseau des Amap franciliennes, il lance alors une cagnotte de dons via la plateforme BlueBees (spécialisée dans projets d'agro-solidarité), afin de collecter les fonds indispensables à la survie de son activité. Pari gagnant : 75 000 € ont été récoltés, préservant l'avenir à court terme de l'exploitation, même si Pierre-Marie ne se verse toujours pas de salaire.

Aujourd'hui, être arboriculteur bio ressemble à un véritable sacerdoce. Pierre-Marie Fahy est, en effet, l'un des derniers représentants de cette corporation. Et pourtant, c'est une des rares activités agricoles à être en symbiose avec la nature. Les arbres d'un verger sont ainsi plantés, arrosés et entretenus sans pesticide ni produit chimique. Être arboriculteur, c'est d'abord un état d'esprit avec le souci permanent de cultiver des fruits de qualité dans le respect de la terre, du consommateur et de l'agriculteur
« Pour exercer ce métier, il faut être bien entouré et avoir du courage, résume Pierre-Marie Fahy. C'est un travail de longue haleine. » Cueillette à la main, taille en hiver et cahier des charges strict : l'arboriculture est exigeante, mais pas forcément reconnue à sa juste valeur par les chambres d'agriculture qui préfèrent privilégier davantage le maraîchage.

Mais l'arboriculteur de Jutigny garde la foi. « Je reste optimiste pour les années à venir, car de beaux projets m'attendent. »




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