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Après les inondations, le centre auto relève la tête

Le centre de recyclage automobile Caréco Dupas, basé à Saint-Pierre-lès-Nemours, a récemment convié clients et bienfaiteurs, le temps d'une soirée, pour lancer la reprise de l'établissement, durement touché par les intempéries de juin dernier.
Après les inondations, le centre auto relève la tête

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Au premier coup d'œil, rien ou presque ne permet de penser que l'entreprise Caréco Dupas a été ravagée par les flots. Les membres de l'équipe de ce centre de recyclage automobile ont, pourtant, bel et bien été surpris le 1er juin dernier par le brusque débordement du Loing. Bilan : plus de 2,5 millions d'euros de dégâts, et un site transformé en point relais, le temps de remettre en ordre les 2,2 ha de l'entreprise.

« Les 850 voitures du parc ont été immergées », témoigne Jean-Philippe Niquet, directeur général associé du centre, mué en guide le temps d'une soirée. « L'eau est montée jusqu'à 1,20 mètres à peu près partout », poursuit-il, tout en montrant le rétroviseur d'une voiture, faisant office de point de repère.

@ MSM - Jean-Philippe Niquet, directeur général associé de Caréco Dupas

De fait, 85% des pièces habituellement traitées par le centre de tri ont dû être détruites. Qu'il s'agisse des pièces du moteur, de l'électronique ou même de l'habitacle, rien n'a pu être récupéré par l'entreprise. Seul le « platin », métal restant après l'exploitation des autres pièces du véhicule, a pu être autorisé à la revente par les assurances. Mais cette matière, qui reste « soumise aux aléas du marché », ne « vaut rien », déplore Jean-Philippe Niquet.

Les locaux n'ont pas non plus échappé aux différentes vagues, le niveau de l'eau étant monté « jusqu'aux écrans des ordinateurs », indique le directeur général associé.

Pour autant, le désastre économique n'a pas entraîné avec lui un désastre social. Les deux gérants, Emmanuel Ducrocq et Jean-Philippe Niquet, ont mis un point d'honneur à garder tous leurs salariés. « Nous avions un principe : ne mettre personne au chômage », signale Jean-Philippe Niquet, avant d'ajouter « le chômage technique, c'est 75% du salaire, et avec le loyer, c'est impossible de s'en sortir ».

Une stratégie qui a payé, d'autant que le centre de recyclage voit son activité augmenter, grâce à l'application d'un décret obligeant les garagistes à proposer une pièce détachée d'occasion, si le client en fait la demande. « On recrute à la pelle », confie en ce sens jean-Philippe Niquet avec le sourire. A charge pour l'équipe, qui compte désormais 29 personnes, de « remettre la machine en route et de regagner la confiance du client », conclut avec optimisme le cogérant.

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