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Après André, Naf Naf, Camaïeu et Alinéa, La Halle en redressement judiciaire

Sale temps pour les grandes enseignes françaises trop fortement impactées par la crise sanitaire. La dernière en date, La Halle, a été placée en procédure de redressement judiciaire le 2 juin par le tribunal de commerce de Paris.
Après André, Naf Naf, Camaïeu et Alinéa, La Halle en redressement judiciaire
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ÉconomieVie des entreprises Publié le ,

La crise économique due aux conséquences de la lutte contre la pandémie de Covid-19 semble être la goutte d'eau pour de nombreuses enseignes des secteurs du prêt-à-porter, de la chaussure et de l'ameublement qui étaient déjà en difficulté.

Après avoir fermé leurs portes de nombreuses semaines pendant le confinement, ces dernières font face à de graves ennuis de trésoreries, insurmontables pour certaines.

Ainsi, le mois de mai aura signé l'entrée en redressement judiciaire de l'entreprise Camaïeu, sidérant ses 3384 salariés français, dont 600 travaillant au siège social à Roubaix. Même son de cloche pour les 1170 salariés de Naf Naf et les 2000 employés d'Alinéa.

Les 600 employés du célèbre chausseur André avaient été les premiers touchés par un redressement judiciaire demandé au tribunal de commerce de Grenoble dès l'entrée en confinement, et annoncé publiquement début avril.

Ce mardi 2 juin, c'est le tribunal de commerce de Paris qui donne son accord à la conversion de la procédure de sauvegarde de l'enseigne La Halle, filiale du groupe Vivarte, en procédure de redressement judiciaire.

Malgré la garantie annoncée par le Gouvernement, aucune banque n'a accepté d'accorder de PGE (Prêt Garanti par l'État) à La Halle, poussant ses 3 000 salariés à solliciter l'aide de Bruno Le Maire, ministre de l'Economie et des Finances, et de Muriel Pénicaud, ministre du Travail, afin qu'ils puissent bénéficier d'un PSE (Plan de Sauvegarde de l'Emploi). Le but étant d'élaborer le meilleur plan de reprise possible, la date de clôture de dépôt des offres étant le 29 juin.

Espérons que les repreneurs se bousculeront pour présenter aux juges consulaires des plans de reprise sauvegardant les milliers d'emplois de ces entreprises françaises.

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