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Anne-Sophie Panseri : « le numérique, un magnifique enjeu pour les territoires ruraux »

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Anne-Sophie Panseri : « le numérique, un magnifique enjeu pour les territoires ruraux »
© MSM - Anne-Sophie Panseri est venue soutenir les FCE 77 lors de la 1e édition de la FCE Golf Cup et des FCE Awards.

Anne-Sophie Panseri est la présidente de FCE France. Elle dirige en région lyonnaise la société familiale Maviflex, spécialisée dans la fabrication et la commercialisation de portes souples. Maviflex emploie 120 collaborateurs pour un chiffre d'affaires de 20 millions d'euros.

Quelle est la raison d'être de FCE France ?

Notre réseau représente des entreprises patrimoniales dirigées par des femmes et, en parallèle, des femmes dirigeantes de grands groupes. L'objectif de cette mutualisation est de pouvoir partager sur les trajectoires, les enjeux (numériques, entre autres) des réorganisations nécessaires dans nos entreprises, mais aussi sur la prise en compte de la digitalisation comme un outil de management, de pilotage et de business model des entreprises de demain. Les femmes du réseau national viennent de tous les univers (commerce, services, ou même aéronautique lors du salon du Bourget !).

Nous souhaitons porter une réflexion transversale sur nos activités, à travers nos syndicats patronaux et nos branches respectives. Dans ma branche, la métallurgie, nous travaillons notamment sur l'entreprise du futur. Aussi, bénéficier de la vision de femmes issues d'univers différents (DRH, avocates, commerçantes…) est enrichissant ; nous savons par exemple que les enjeux du commerce de demain sont énormes. Il y a un retour du commerce de proximité avec une baisse des surfaces moyennes de la grande distribution. Ce qui implique une certaine réorganisation des territoires et des centres-villes. L'apport de chacune d'entre nous permet de faire émerger des idées et de décupler notre créativité.

Pourquoi soutenez-vous cet événement organisé par les FCE 77 ?

C'est une magnifique opportunité que de rencontrer d'autres chefs d'entreprise dans un territoire que je connais peu. Les FCE 77 ont dépensé beaucoup d'énergie pour monter cet événement bénévolement, en parallèle de leur activité, dans l'intérêt commun des chefs d'entreprise présents. Ce sont de belles valeurs qui doivent être mises en évidence dans un monde qui a tendance à devenir de plus en plus individualiste. Il est réjouissant pour moi de constater une telle mobilisation autour de ces beaux parcours de femmes chefs d'entreprise.

La législation sur la parité fait partie de ce mouvement ?

Si nous avions pu, nous aurions préféré l'éviter. Mais nous avons dû malheureusement en passer par là pour faire bouger les lignes. Concernant les CCI, la parité a été imposée dans les chambres régionales, mais nous voyons qu'au niveau des élus purs, les femmes sont plutôt suppléantes. Il y a encore un « gap » à franchir, mais nous avons parcouru un grand chemin. Nous devons faire évoluer cette organisation, pour être encore plus percutantes dans l'accompagnement de nos entreprises et du développement de nos territoires.

Quel regard portez-vous sur les territoires ruraux ?

J'ai pu constater que le numérique - et notamment la fibre - va devenir un magnifique enjeu pour ces territoires excentrés. Cela permettra de repenser les organisations de travail, puis de repositionner des entreprises sur ces territoires, qui sont tout de même dotés d'un cadre de vie et d'un équilibre de vie sans commune mesure. Nous constatons, au sein de nos entreprises, que les nouvelles générations ont besoin de cet équilibre de vie. Elles le revendiquent beaucoup plus que nos propres générations, où la réussite passait par le « surprésentéisme ». C'est un très bel enjeu pour nous. Plus on respecte cet équilibre, plus on amène de la créativité et de la rentabilité dans nos entreprises. Il ne s'agit donc pas d'un effet de mode ou de génération. Je pense que cela, adossé à la fibre, va permettre à ces territoires - qui se sentaient à l'écart du développement économique - d'attirer à nouveau des entreprises.

Cela rejoint l'opposition mondialistes/souverainistes...

Oui, cet affrontement entre le très grand et le très proche est d'actualité, mais il nous faut rappeler que le monde est un terrain de jeu incroyable pour nos entreprises. Il ne faut pas en avoir peur. Un des enjeux de notre réseau, qui est mondial, est d'ailleurs d'accompagner ce développement à l'international. FCE monde regroupe quelque 500 000 femmes à travers le monde. Dans chaque pays rencontré, il nous faut rester à l'écoute, comprendre de nouveaux modes de management et adapter nos organisations. Par ces prises de contact, le réseau nous permet d'intégrer rapidement ces codes, et de nous développer beaucoup plus vite à l'international.

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Quentin CLAUZON
Journaliste

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