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Anne-Laure Durand, une agricultrice d'avenir

le - - Économie - Vie des entreprises

Anne-Laure Durand,  une agricultrice d'avenir
© DR

Seule à la tête d'une ferme de 140 hectares, cette exploitante agricole a remporté un prix lors de la 10e édition du concours “Créatrices d'avenir”.

Quand on aime, on ne compte pas. 115 kilomètres ont beau séparer son domicile, situé dans les Yvelines, de sa ferme, implantée à La Haute-Maison, il en faut plus pour décourager Anne-Laure Durand, qui effectue le trajet en voiture presque tous les jours.

L'agriculture, cette ingénieure agronome de 40 ans (diététicienne auparavant) l'a apprise sur le tas auprès de son père qui lui a cédé l'exploitation familiale. « Cela fait sept générations que notre famille exploite cette ferme », confie Anne-Laure, qui perpétue donc la tradition.

Elle le regrette d'autant moins, qu'elle a été récemment récompensée lors du concours “Créatrices d'avenir”, une manifestation organisée par l'association Initiative Île-de-France et dédiée à l'entrepreneuriat féminin francilien. Avec 450 candidates au départ, la performance de l'agricultrice de La Haute-Maison n'en est que plus belle. Celle-ci s'est imposée dans la catégorie “Audace”, qui “récompense une femme ayant créé une entreprise dans un secteur non traditionnellement féminin”, selon son intitulé. « L'agriculture est un métier parfois physique », reconnaît Anne-Laure Durand, qui peut néanmoins compter sur son voisin quand elle est absente. Comment a-t-elle accueilli ce prix ? « Comme un coup de pouce à la fois économique et moral, répond Anne-Laure. C'est aussi une forme de reconnaissance pour l'agriculture en Île-de-France, car on nous accuse de tous les maux. »

Son prix était accompagné d'un chèque de 4 500 euros qu'elle va utiliser pour acheter une machine (un semoir de semi-direct) d'une valeur de 40 000 euros. « Ce sera plus simple pour obtenir un crédit auprès de ma banque », espère celle qui s'est spécialisée dans l'agriculture de conservation de sols, une technique en vogue actuellement. Le principe est le suivant : à la place du travail profond des sols, on sème une couverture végétale l'hiver et au moment de planter les semis, on enrichit la terre de matière organique. « Les sols deviennent plus équilibrés et les plantes plus résistantes aux fortes pluies ou à la sécheresse », explique Anne-Laure. « C'est de l'agronomie pure. À long terme, on utilisera moins d'engrais ».
Sur ses terres, elle fait pousser du blé tendre, de l'orge, du maïs, du lin, du soja et des pois. Avec courage et audace.




Farid ZOUAOUI

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