AccueilActualitéA Saint-Thibault-des-Vignes, le nouveau centre de tri du SIETREM est opérationnel

A Saint-Thibault-des-Vignes, le nouveau centre de tri du SIETREM est opérationnel

Non content d'offrir d'importantes économies d'échelle, l'équipement, ultramoderne, a été pensé pour prendre en charge le traitement des déchets bien au-delà des 31 communes qu'elle irrigue dans le nord-ouest du département.
A Saint-Thibault-des-Vignes, le nouveau centre de tri du SIETREM est opérationnel
© Sietrem Khyol

Actualité Publié le ,

Les dirigeants du SIETREM ne sont pas peu fiers. La mise en service, dans moins de deux mois, de son tout nouveau centre de tri marque un moment important de l'histoire du syndicat de traitement des déchets ménagers, commencée en 1962.

Elle est le point final donné à six années d'études de faisabilité, d'appels d'offres, d'enquête publique et de travaux. Cette longue période de gestation a abouti à une phase de tests, concrétisée par un premier déchargement de bennes, le 20 mars dernier.

Quel est le principal changement apporté par ce nouveau centre de tri ? Jusqu'à présent, les déchets étaient sous-traités par une filiale de Veolia, basée à Chelles. Les méthodes employées, 100 % manuelles, généraient un coût élevé à la tonne. Les dirigeants du syndicat se sont donc rapidement mis à réfléchir à des options moins coûteuses.

Entre la création d'un centre de transfert destiné à regrouper les collectes sélectives et celle d'un centre de pré-tri libéré des tâches d'affinage, c'est finalement la solution la plus ambitieuse qui s'est imposée. Car malgré l'investissement, 16 millions d'euros HT pour la construction du bâtiment de 4500 m2 et de la chaîne de tri (la facture grimpe à 24 millions d'euros si l'on y inclut le contrat d'exploitation sur six ans), la création d'un véritable centre de tri s'est imposée comme « l'hypothèse la plus pertinente, tant sur le plan économique que sur le plan technique ».

De 230 euros, la tonne de déchets va passer avec de nouveau mode de fonctionnement à 160 euros. Une belle économie qui ne devrait cependant pas s'arrêter là puisqu'en décidant l'ouverture d'un nouveau centre de tri, les dirigeants du SIETREM ont voulu rentabiliser au maximum leur investissement. Alors que ses 31 communes adhérentes lui remettent annuellement 9 500 tonnes de déchets, la structure a été pensée pour en recevoir bien plus : 30 000 tonnes.

Michel Gérès, le président du syndicat (également maire de Croissy-Beaubourg), ne dissimule d'ailleurs pas son ambition d'« accueillir de nouvelles collectes » et se déclare « ouvert à ce que la Région prenne en compte » le potentiel du centre de tri. L'appel est lancé.

Comment fonctionne le centre de tri ?

Lorsqu'ils sont pris en charge, les déchets sont directement déversés dans un trommel, une imposante structure de 40 tonnes qui agit comme un tambour de machine à laver et assure le pré-tri.
Une griffe, dont l'installation doit intervenir prochainement, récupère ensuite les gros films plastiques, conformément aux nouvelles consignes de tri. Le tri est lui assuré grâce à une technologie brevetée par Veolia, l'exploitant, et qui permet une séparation des différents plastiques.
En bout de chaîne, enfin, une vingtaine d'employés de Veolia réalisent les ultimes vérifications. A des fins didactiques, un circuit de visite, avec vue panoramique, a été installé au sein de la structure.

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