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A l'heure du pass sanitaire

Depuis le 9 août et malgré les contestations qui ne faiblissent pas, l'extension du pass sanitaire a été actée partout en France. C'est l'une des deux mesures phare, avec la vaccination obligatoire pour le personnel soignant à partir du 15 septembre, inscrites dans la nouvelle loi censée lutter contre la pandémie de la Covid-19 et son virulent variant Delta. Petit tour d'horizon des principaux secteurs concernés par ce sésame aussi indispensable que controversé.
A l'heure du pass sanitaire
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ÉconomieVie des entreprises Publié le ,

Des restaurants aux musées, en passant par les TGV, les avions, les hôpitaux, les stades et (certains) grands centres commerciaux, le pass sanitaire tisse sa toile, rognant parfois sur certaines libertés au nom de la santé. Obligatoire, ce laisser-passr est désormais exigé dans quasiment tous les lieux du quotidien, ainsi que pour les salariés y travaillant à partir du 30 août. Il se présente sous la forme d'un QR Code à faire valider avec son smartphone (il existe aussi une version papier) à chaque contrôle. Il constitue la preuve d'un schéma vaccinal complet : deux doses de vaccin, test PCR ou antigénique négatif de moins de 72 heures ou certificat de rétablissement à la Covid de moins de six mois. Sa date limite d'application est fixée, pour l'instant, au 15 novembre.

Restauration

Pour pouvoir prendre un verre, déjeuner ou dîner, même en terrasse, il faut donc montrer patte blanche. Entre les vacanciers, les retardataires et les réfractaires, les restaurateurs observent déjà une baisse de leur activité. Le système D est donc de mise. À Melun, par exemple, le patron d'un bar a décidé d'installer un centre de dépistage de fortune (tests antigéniques uniquement) devant son établissement pour permettre à ses clients de consommer. Mais cette opération express n'a lieu que le soir, de 19 h à 23 h, pour ne pas concurrencer les pharmacies. À noter que dix restaurants routiers du département ont obtenu une dérogation et conservent leur accès libre, tout comme les restaurations collectives et à emporter.

Culture

Pour ce secteur, l'entrée en vigueur du pass remonte au 21 juillet, mais la jauge de plus de 50 personnes est désormais supprimée. Une instauration opérée dans la douleur, notamment pour les cinémas qui ont vu leur affluence chuter brutalement (-70 %). Un dispositif contraint mal vécu, alors qu'une bonne dynamique s'amorçait. C'est l'avis de Cédric Aubry, président de la branche moyenne exploitation de la Fédération nationale des cinémas français (FNCF) et propriétaire des cinémas Confluences de Varennes et de Champagne-sur-Seine. « On est confronté à un relationnel client déplorable » constate-t-il. La dynamique de juin et juillet est complètement cassée. Dans mes deux cinémas, on était déjà à – 50 % de fréquentation avant l'extension du pass et les choses ont empiré. On est coupé d'une partie de notre clientèle, notamment les jeunes adultes qui ne sont pas encore tous vaccinés. On ne peut pas imposer aux salles de cinéma une logique sécuritaire, alors que leur vocation est d'offrir du plaisir. C'est un désastre. »

Commerce

Pour l'instant, l'accès aux dix plus grands centres commerciaux du département (superficie supérieure à 20 000 m2) n'est pas soumis à la présentation d'un pass valide, sauf pour les restaurants situés dans leur enceinte. La décision a été prise par le préfet de Seine-et-Marne, qui a néanmoins le pouvoir de réagir selon l'évolution du taux d'incidence des contaminations. En revanche, le pass n'a pas été étendu à tous les autres commerces.

Santé

Sauf cas d'urgence, pour ne pas « faire échec à l'accès au soin », il faut désormais un pass pour accéder aux établissements de santé, sociaux et médico-sociaux. Visiteurs, accompagnants et patients (ayant une intervention programmée) doivent l'avoir sur eux. Au centre hospitalier Sud Seine-et-Marne (établissements de Montereau, Fontainebleau et Nemours), le contrôle est ainsi effectué par des agents qui procédaient jusque-là aux admissions. L'équipe paramédicale et les assistants médico-administratifs ont été réquisitionnés aussi. Certaines organisations syndicales émettent cependant des réserves sur la mise en œuvre de ce dispositif. Un pass qui ne passe pas pour tout le monde...

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