AccueilVie des entreprisesÀ Fontainebleau, le CCE 77 aide les cadres à retrouver le chemin de l'emploi

À Fontainebleau, le CCE 77 aide les cadres à retrouver le chemin de l'emploi

Le retour à l'emploi pouvant constituer un véritable parcours du combattant, le Club des cadres et entrepreneurs (CCE77) s'est donné pour objectif de permettre aux personnes concernées de s'y atteler dans un cadre bienveillant et privilégiant l'intelligence collective. Bruno de Montalivet, son président, nous présente cette association basée à Fontainebleau.
À Fontainebleau, le CCE 77 aide les cadres à retrouver le chemin de l'emploi
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« Notre rôle est d'aider les cadres et assimilés (Bac+ 2 et plus) dans leur recherche d'emploi », présente Bruno de Montalivet, président du CCE 77, qui précise que près de 2 300 personnes ont été accompagnées tout au long des 26 années d'existence de l'association. Pour mener à bien cette mission, le CCE peut compter sur une équipe d'une vingtaine d'intervenants bénévoles, d'origine et de parcours différents, ayant tous assuré des responsabilités de management dans les entreprises.

Le public accueilli ? Des femmes et des hommes “seniors“ ou “débutants“ qui ont vécu environ neuf mois d'inscription à Pôle Emploi. « La moyenne d'âge est de 48 ans », précise Bruno de Montalivet, qui ajoute qu'un journaliste de 62 ans a, par exemple, retrouvé du travail grâce au CCE 77. Mais ce n'est pas tout. Les cadres désirant retrouver une activité en créant leur propre entreprise peuvent également être aidés bénévolement par les membres de l'association. « Nous discutons de leur offre de service. Pour ce qui concerne les autres besoins du créateur, d'autres réseaux existent », explique Bruno de Montalivet.

Un sas bienveillant

Pour le président de CCE 77, la spécificité de l'association est liée à sa méthode. « Nous demandons au chercheur d'emploi de préciser ce qu'il sait faire, ce qu'il veut faire, et quel marché il vise », détaille-t-il. L'autre originalité du CCE 77 tient dans sa manière s'organiser. « Les bénévoles mettent en œuvre un véritable travail collectif, explique Bruno de Montalivet. Le pire, pour un chercheur d'emploi, c'est de rester seul ». L'association fait ainsi office de « sas », de « respiration », pour les personnes accompagnées. Elle peut aussi compter sur son réseau actif de près de 600 personnes pour les mises en contact, ou lorsqu'un membre souhaite poser des questions à ses pairs.

Concrètement, les membres du CCE 77 se réunissent tous les jeudis pour une journée d'ateliers (expression publique, “pitch personnel', construction d'outils de communication…) en groupe d'une demi-douzaine de personnes. Le CCE 77 organise aussi des “Mercuriales” trois fois par an, durant lesquelles sont invitées des entreprises qui recrutent et des “anciens“ du réseau.

Le retour à la confiance

Facteur « déstructurant », le chômage survenu suite à un licenciement fait passer « d'un statut d'acteur de la vie économique à rien ». Or, le retour à la confiance nécessite « une grande réflexion sur chaque projet individuel » et peut s'avérer difficile à mener seul. C'est pourquoi l'association privilégie la solidarité, l'entraide, la convivialité et un travail en petits groupes.

« Si l'embauche des cadres a augmenté, celle des plus de 50 ans beaucoup moins », souligne le président du CCE 77. Sur la cinquantaine de personnes suivies en 2018, 70 % ont retrouvé un travail au cours du même exercice. « Les autres sont toujours en recherche au CCE, nous ne les abandonnons pas », tient à préciser Bruno de Montalivet.

La cotisation est de 90 euros pour une année. Contact : cce77@wanadoo.fr. Tél. : 01 64 22 62 04. Les entreprises souhaitant développer leur politique RSE sont invitées à se rapprocher du CCE 77 pour nouer des partenariats.

Le témoignage de Christine Le Cornec, membre depuis avril 2019

« Nous arrivons à reprendre confiance vis-à-vis de toutes ces démarches. Le fait que cette aide soit bénévole et nous remette au centre de notre propre recherche, en tant que personne “active” et pas seulement “demandeuse”, est très gratifiant. Le réseau de l'association est également très important. Certes Linked In existe, mais rien ne remplace le réseau physique.

L'association a été un moyen de sortir d'une solitude sans nom. Je ne savais plus quelle stratégie employer. Me voir de nouveau en tant que professionnelle et non seulement en tant que chercheuse d'emploi est aussi très gratifiant. Nous pouvons nous présenter aux entreprises comme membres du CCE 77 et non plus comme simple chercheur d'emploi. Aujourd'hui, je suis motivée à recréer un réseau professionnel, et échanger avec mes pairs. C'est un réseau actif et dynamique. Une fois notre emploi retrouvé, nous ne lâcherons plus le réseau.»

Le témoignage d'Edouard Laurent, inscrit en mars dernier

« Avec le CCE77, l'objectif est de garder une certaine dynamique positive dans notre recherche d'emploi. Je préfère me confronter au groupe et progresser dans ma recherche que de rester seul face à mon écran.

Je souhaitais participer particulièrement à l'atelier de simulation d'entretien (pour la 3e fois), ayant des rendez-vous prévus les jours suivants. Lors de ces séances, je dois parer à toutes les questions de mon faux recruteur, même les plus difficiles à anticiper. Si on me demande « qu'avez-vous fait ces derniers mois », je dois dérouler mon argumentaire sans marquer d'hésitation. J'ai ensuite le retour d'expérience des intervenants et des autres membres, dont les remarques sont enrichissantes.

Il nous faudra convaincre le chef d'entreprise que nous sommes celui ou celle dont il a besoin. Cette préparation nous permet d'augmenter nos chances de succès. Cet environnement bienveillant est idéal. Je suis impressionné par la qualité et le professionnalisme des intervenants. Chacun apporte sa pierre. Le CCE 77 fait un super job .»

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