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81 % des salariés veulent plus de souplesse dans leurs horaires de travail

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81 % des salariés veulent plus de souplesse dans leurs horaires de travail
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Une enquête menée par Opinionway pour Horoquartz, observateur privilégié du rapport à l'entreprise des salariés français, a révélé une forte demande de flexibilité des horaires de travail de leur part. L'étude a été réalisée en 2018 auprès de plus de 2 200 salariés, tous secteurs confondus.

Horoquartz, entreprise spécialisée en gestion de la relation employeur/employé s'est intéressé à la flexibilité des horaires de travail des salariés en France. Une enquête a donc été lancée.

Alors que près d'un salarié français sur deux déclare ne disposer d'aucune latitude sur ses heures d'arrivée et de départ du travail, ils sont 81 % à réclamer plus de souplesse. Soit 8 salariés sur 10.

Une attente commune au plus grand nombre quels que soient leur âge, leur sexe, leur secteur d'activité, ou leur statut et leur lieu de résidence. Sur tous ces critères, la demande est d'au moins 75 % et peut culminer à 86 %.

La “génération sandwich” et les femmes réclament

L'étude révèle néanmoins des variations. Ainsi, contrairement à une idée répandue, les moins de 30 ans ne sont pas les premiers à revendiquer plus de flexibilité. Cette demande émane en priorité de la « génération sandwich », des 40-60 ans (83 %).

« C'est un âge où les contraintes personnelles sont plus fortes. Les salariés sont coincés à la fois entre des enfants, scolarisés ou pas tout à fait autonomes, et des parents âgés, parfois dépendants. Ils expriment ici des difficultés à concilier contraintes personnelles et vie professionnelle », souligne Thierry Bobineau, directeur marketing d'Horoquartz..

À contrario, l'attente la moins importante est exprimée par les salariés de plus de 60 ans (74 %), sans que l'on puisse dire s'il s'agit d'un phénomène générationnel ou de contraintes personnelles moins importantes à cet âge de la vie.

Enfin, les femmes sont 85 % à réclamer plus de souplesse dans les horaires de travail contre 77 % des hommes. Ce chiffre est parfaitement corrélé au fait d'avoir des enfants à charge où l'on observe exactement le même écart (8 points).

L'influence du secteur d'activité

L'analyse par secteur d'activité montre que les plus fortes attentes se situent dans les transports (82 % des salariés), les services aux particuliers (83 %), la banque-assurance (84 %) et le BTP (86 %). À l'inverse, les plus faibles se retrouvent dans l'éducation-santé (79 %), l'industrie (78 %) et l'énergie (75 %). Un résultat qui peut étonner, en particulier pour l'industrie et l'éducation-santé où les horaires sont en général contraints, soit par l'organisation industrielle (rotations en équipes) soit par le service au public (accueil des scolaires ou horaires hospitaliers).

L'étude montre par ailleurs qu'il n'existe pas de lien systématique entre le nombre d'heures travaillées et la demande de flexibilité dans les horaires. Ainsi, le secteur de l'énergie où les salariés sont les plus nombreux à rapporter travailler plus que ce qui est mentionné dans leur contrat de travail (50 % des sondés) est également celui où l'attente de flexibilité est la moins visible (75 %). À l'inverse, le secteur des transports, où seulement 37 % des salariés mentionnent des dépassements d'horaires, fait partie du trio de tête où cette attente de souplesse est souhaitée.

Les ouvriers peu demandeurs et les grandes villes dans la moyenne

Au niveau du statut, les plus fortes attentes sont exprimées par les cadres, les professions intermédiaires et les employés. La demande la moins forte vient des ouvriers. Là encore, il est difficile de déterminer si cette situation provient d'une acceptation culturelle d'horaires plus contraints dans l'industrie ou d'une forme de « principe de réalité ».

Enfin, on pourrait penser que les salariés des grandes villes, soumis à des temps de transport importants, sont plus demandeurs. Ce n'est pas le cas. Les personnes interrogées résidant dans des agglomérations de plus de 200 000 habitants ou en région parisienne se situent dans la moyenne nationale (respectivement 80 et 81 %).

Le chiffre atteint 87 % dans les villes de 100 à 200 000 habitants, 85 % dans les villes de 10 à 20 000 habitants et 87 % dans les villes de 2 000 à 5 000 habitants.




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