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7e édition de la Semaine de l'Industrie

Le secteur industriel seine-et-marnais est mis à l'honneur du 20 au 24 mars par la CCI Seine-et-Marne et sa Place des Métiers/Cité des Métiers de Seine-et-Marne.
7e édition de la Semaine de l'Industrie

Économie Publié le ,

Du 20 au 24 mars, ça bouge pour l'industrie en Seine-et-Marne ! Organisée par la CCI Seine-et-Marne et la Place des Métiers/Cité des métiers de Seine-et-Marne (forum permanent d'information sur les métiers), en partenariat notamment avec Pôle emploi, l'Education nationale et l'UIMM (Union des industries et métiers de la metallurgie), la Semaine de l'Industrie se donne pour objectif de valoriser le secteur, et de permettre aux jeunes et aux demandeurs d'emploi de découvrir son univers.

Des journées portes ouvertes en entreprises, des forums métiers, des jobs dating, des conférences ou encore des expositions seront mis en place par les territoires seine-et-marnais (Brie Nangissienne, Melun Val de Seine, Paris Vallée de la Marne, Pays de Coulommiers, pays Fertois, Pays de Meaux, Pacte Nord Est 77 et Pacte Sud 77).

L'an dernier, pas moins de 52 entreprises industrielles ont participé à l'événement, et quelque 3000 personnes se sont rendues sur les divers lieux de rendez-vous.

Cette année, 1000 scolaires seront accueillis, et 54 entreprises, dont les nouvelles venues Akuo Energy, Keol Services, ou encore Sietom, qui ouvriront leurs portes aux Seine-et-Marnais. En outre, une cinquantaine d'emplois seront à pourvoir, selon Pôle emploi.

L'industrie occupe 17 % de l'activité économique du 77, comme l'a rappelé Jean-Robert Jacquemard, président de la CCI, mais souffre d'une image négative vis-à-vis du grand public. Patricia Dorigo, directrice de la Place des Métiers/Cité des métiers de Seine-et-Marne, et Jean-Louis Rabourdin, président de l'UIMM, ont dans le même sens déploré le retard accumulé en France concernant la robotisation du secteur.

C'est pourtant les robots et les nouvelles technologies qui permettent la relocalisation de l'activité en France, selon Jean-Louis Rabourdin, puisque « les besoins se rapprochent de plus en plus de la demande ».

Désormais, « les utilisateurs des pièces métallurgiques ont besoin d'une industrie proche et efficace », reste à la main-d'œuvre de se former à ces nouvelles pratiques. Il s'agit pour Jean-Louis Rabourdin d'une « nouvellechance » pour la « réindustrialisation » de l'Île-de-France, qui produit tout de même 30 % du PIB français.

3 questions à… Patrick Stein, PDG de la tôlerie Lewis Industries













Vous avez participé dans le passé à la Semaine de l'Industrie, quel bilan en tirez-vous ?

Nous participons depuis 2014. Une année nous avons reçu des lycées professionnels et les responsables du projet pédagogique. L'événement nous a permis d'exprimer nos besoins, et d'entretenir une relation plus locale et constructive avec le monde éducatif. Nous avons d'ailleurs recruté un jeune en alternance, qui est resté quelque temps dans notre entreprise.

Qu'attendez-vous de cette nouvelle édition ?

Il ne faut pas participer dans un but de vouloir en retirer quelque chose. Participer à ce type d'événements et promouvoir l'industrie fait aussi partie du rôle social de l'entreprise. Nous n'allons pas forcément recruter cette année, mais nous aurons au moins contribué à donner aux jeunes un regard différent sur l'industrie. Cela fait aussi partie de notre rôle, même si nous n'en retirons pas un bénéfice immédiat, ce n'est pas non plus l'objectif.

Pourquoi est-ce important de promouvoir l'industrie ?

Ce métier est plutôt difficile et souffre parfois d'une mauvaise réputation, lorsqu'on le compare à d'autres métiers (de bureaux, par exemple). Il y a un certain nombre de contraintes (horaires de nuit, pénibilité, période de congés imposés) qui tranchent avec d'autres activités et qu'il faut intégrer.

La médiatisation des délocalisations et d'un certain déclin de l'industrie sont également en cause ?

Effectivement, il y a aussi cette image-là, de grandes sociétés qui délocalisent. Il ne faut pas se voiler la face, cela reste vrai.
Aujourd'hui, il y a des grands donneurs d'ordre qui ferment leurs usines en France et vont produire dans les pays de l'Est. Cela dit, nous avons à l'inverse des exemples d'entreprises qui au contraire relocalisent leur production, comme Tefal, et qui pourtant doivent vendre un produit grand public sur un secteur concurrentiel.
Mais il faut rappeler que quand une chaîne de production automatisée est performante en termes de qualité et de délais, le coût de production en France est tout à fait compatible avec nos objectifs de compétitivité, et ce dans bien des domaines. Donc oui l'industrie décline, oui les pays de l'Est présentent un risque pour notre activité, mais il reste des opportunités d'avoir de belles industries en France, et en particulier en misant sur la robotique et les nouvelles technologies.

Les événements clés

- Visites de 40 entreprises industrielles des territoires du 77.
- Place des Métiers : exposition sur les métiers de l‘industrie, à Emerainville, du lundi 20 au vendredi 24 mars.
- Job Dating Recrutement : du 20 au 24 mars, au sein des entreprises, en partenariat avec Pôle emploi.
- Musée Snecma Safran : journée dédiée à la filière aéronautique, mardi 21 mars, découverte des métiers de l'aéronautique, mini-conférences, rencontres et visite du musée Safran.
- Château de Fontainebleau : conférence Jeudi 23 mars à 18h30 sur le thème « la terre à l'épreuve du feu : la porcelaine, œuvre durable ».

Programme détaillé sur www.semaineindustrie-seineetmarne.fr

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