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2020 : Le Département détaille ses projets

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2020 : Le Département détaille ses projets
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Entre les collèges, la politique contractuelle, l'attractivité, ou encore la culture, l'année 2020 s'annonce riche pour le Département qui réalise ses investissements les plus élevés depuis sa naissance. C'est dans ce contexte que Patrick Septiers, son président, a dévoilé les axes de travail de la collectivité après avoir rappelé ses principaux faits d'armes 2019.

Les vœux adressés dernièrement par le président du Département, Patrick Septiers, ont été l'occasion de préciser dans un premier temps les priorités de la collectivité, à savoir notamment l'éducation et les routes. Concernant la première, le président a, par exemple, rappelé l'inauguration en 2019 du collège Lucie Aubrac, intégré à l'écoquartier de Montévrain. Pour rappel, d'une capacité de 800 élèves, l'établissement doit permettre de faire face à la démographie « très dynamique » du lieu. Plus largement, en 2020, les 82 000 collégiens seine-et-marnais bénéficieront d'un investissement de près de 80 millions d'euros (hausse de 8 % par rapport au budget 2019). Pas moins de 90 % de la somme est dévolue à la construction/rénovation d'établissements et à l'entretien/rénovation de bâtiments. La création du cinquième collège de Chelles et la réhabilitation du collège Jean Wiener à Champs-sur-Marne font à ce titre partie des projets à venir. Les 10 % restants doivent permettre de financer des équipements (mobilier, matériels informatiques, matériels de restauration scolaire…).

S'agissant des routes, le Département souhaite en 2020 poursuivre « les efforts » déjà entrepris, avec quelque 67 millions d'euros de budget consacrés à l'entretien, l'aménagement et la rénovation réseau routier (une augmentation de 4,6 % par rapport à 2019). L'amélioration du réseau existant, sa sécurisation par l'aménagement de plusieurs intersections et la poursuite des opérations liées à son développement, notamment le barreau RD 1 605 à Melun, et la liaison entre Meaux et Roissy (barreau RN3/RN2), sont par exemple au programme.

D'autres projets attenants sont à noter : l'élaboration d'un plan vélo, la fin des travaux du du TZen 2 à Lieusaint et Savigny-le-Temple, le développement du covoiturage…

Des investissements « records »

L'année 2019 a également vu la création du FAC (fonds d'aménagement communaux), aux côtés des deux autres dispositifs de soutien financier et technique du Département destinés aux intercommunalités et aux communes de moins de 2 000 habitants, le CID (contrat intercommunal de développement) et le FER (fonds d'équipement rural). « Il restait un trou dans la raquette de la politique contractuelle du département », a expliqué Patrick Septiers, indiquant que les premiers contrats FAC avaient déjà été signés (on citera Nanteuil-lès-Meaux, Fontenay-Trésigny, et Rosay-en-Brie en ce qui concerne la séance départementale du 19 décembre dernier). En 2020, le Département mobilise plus de 32 millions d'euros (enveloppe en hausse de 11 %) en faveur de sa politique contractuelle, qui vise à soutenir la rénovation d'écoles, de voieries, ou encore la construction d'équipements sportifs.

Patrick Septiers a également rappelé que les investissements, établis pour 2020 à 250 millions d'euros, constituaient un « record jamais atteint depuis que le Conseil général existe ». Ces investissements sont par ailleurs en hausse de 18 % par rapport à 2019.

Le président a aussi salué les bons chiffres touristiques seine-et-marnais, concernant notamment la saison estivale, contrairement à l'Île-de-France dont les performances sont restées stables. Selon l'Insee, la Seine-et-Marne a su « tirer son épingle du jeu », en étant le seul département francilien où les clientèles non-résidente et résidente ont été plus présentes en 2019 qu'en 2018. « Avec plus de 28 000 emplois salariés, les activités touristiques représentent 8 % des emplois seine-et-marnais, chiffre en hausse de + 6 % entre 2018 et 2019 », a également précisé l'Insee. « C'est certainement parce qu'au-delà de nos grands sites touristiques, nous avons une politique sur le slow tourisme, les gites, le vivre à la campagne. Donc la diversification des activités touristiques commence à porter ses fruits, nous sommes satisfaits et allons continuer nos efforts parce que cela permet aux villages de conserver leur café, leurs commerces etc. », a souligné le président du Département, indiquant que la Seine-et-Marne avait « une grosse carte à jouer ».

En matière de culture et d'attractivité toujours, le Département prévoit quelques temps forts : le Salon de l'agriculture, du 22 février au 1er mars (un territoire différent sera mis à l'honneur chaque jour du salon), la randonnée des Mystères de l'Ourcq, le Festival du patrimoine (3e édition), ou encore la poursuite à venir de la mise en lumière du château de Blandy-les-Tours, qui « a bien fonctionné cet hiver avec 11 000 visiteurs ». Un projet de “route du jazz” destiné à faire le lien entre les différents événements départementaux (Festival Django Reinhardt…), est également en réflexion.

Cette démarche concernant l'attractivité sera couronnée par la création d'une marque de territoire, dont les travaux d'élaboration sont en cours (consultation des habitants par le biais de questionnaires, consultation du conseil stratégique pour la croissance et le développement de la Seine-et-Marne…). A noter également, l'organisation d'assises de la culture en 2020, après celles du sport, de la ruralité et du tourisme, en 2019.

La santé n'est pas oubliée

Sur le plan de la qualité de vie, Patrick Septiers a annoncé le prochain lancement d'un plan de reconquête de la démographie médicale. « La Seine-et-Marne est dans les derniers en matière de désertification (97e place française, N.D.L.R.) », a expliqué le président du Département, ajoutant que s'il ne s'agissait pas d'une compétence départementale, le sujet nécessitait un traitement par la collectivité de par son caractère « essentiel ». La mise en place récente d'un bus ophtalmologique ayant porté ses fruits, avec quelque 700 consultations menées durant six mois, le département souhaite lancer son propre dispositif. « Ce qui marche le mieux, c'est de faire venir des médecins stagiaires pour leur faire apprécier la Seine-et-Marne. Cela rentre aussi dans notre démarche de renforcement de l'attractivité », a tenu à préciser Patrick Septiers, indiquant envisager par ailleurs de faire intervenir des médecins conquis par le territoire au sein des universités parisiennes.

En matière économique, la signature d'une convention avec Aéroports de Paris afin « d'organiser le développement du Terminal 4 et de voir comment tout cela va se mettre en place » constitue un point fort de l'année qui s'ouvre. « Il s'agit d'un secteur vital pour notre développement mais qui se trouve déjà contraint et il y aura obligatoirement de gros investissements à prévoir », a détaillé l'élu départemental, indiquant qu'il s'agissait d'avoir, à moyen terme, une vue globale et cohérente de l'aménagement du secteur.

Patrick Septiers n'a pas non plus éludé le problème de disponibilité du foncier du département, en référence à l'échec rencontré avec l'entreprise Tesla, qui prospectait dernièrement en Seine-et-Marne pour y implanter sa “Gigafactory“ mais s'est finalement tournée vers l'Allemagne. « Nous sommes attractifs, mais nous devons pouvoir répondre à ce types d'implantations importantes : cela représentait plusieurs milliers d'emplois. Il nous faudra y réfléchir en lien avec l'Etat et les intercommunalités pour voir comment nous pourrions agir rapidement quand un projet de cette envergure se présente ».

En matière environnementale, Patrick Septiers a évoqué le plan de l'eau dont le budget est en hausse de 36 % en 2020 et le plan vélo mis en place durant l'année, qui s'appuiera sur la présence des véloroutes déjà constituées. Le plan de méthanisation, qui vise à rendre la Seine-et-Marne autosuffisante en énergies renouvelables, sera également finalisé, à l'horizon 2030.

Enfin, concernant le très haut débit (fibre), si l'objectif était au départ de couvrir le département à 99 % en 2026, ce dernier a été ramené à 2023 et étendu à 100 % du territoire. « Nous avons rajouté de l'argent pour y parvenir », a confié le président du Département.

Et Patrick Septiers de conclure : « Nous souhaitons maintenir les politiques facultatives, telles que le sport, la culture, le patrimoine ou l'environnement, alors que beaucoup de départements les ont abandonnés. Nous considérons que cela fait partie de l'attractivité au niveau global, qui ne concerne pas que les routes et les collèges ».




Quentin CLAUZON
Journaliste

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