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« Notre capital confiance est ébranlé »

Delphine Mairiaux, vice-présidente de l'UMIH* Île-de-France
« Notre capital confiance est ébranlé »
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ÉconomieVie des entreprises Publié le ,

« Même si elle est un peu démagogique, cette réouverture est une première étape. Mais on discute encore sur le protocole que l'on trouve drastique. Avec une jauge de 30 % et un couvre-feu à 21h, vous comprenez bien que notre sentiment est mitigé. Il est important de conserver les aides, surtout pour ceux qui ne pourront pas rouvrir, car ils n'ont pas de terrasse ou parce qu'ils ne rentreront pas dans leurs frais. Mais notre capital-confiance est ébranlé vis-à-vis du gouvernement, car on en a vu des vertes et des pas mûres. J'ai trois brasseries (à Montévrain, Lagny et Meaux) et lors des premiers jours du premier confinement, on a dû vider des congélateurs entiers. 30 000 euros de pertes, un vrai massacre. Les prêts garantis par l'Etat nous permettent de tenir le coup, mais on nous a nationalisés tout en nous laissant une responsabilité totale. J'espère qu'on se remettra vite d'une année épuisante physiquement et moralement, mais on reste prudents. »

*Union des métiers et des industries de l'hôtellerie

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