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« Le déploiement numérique est indispensable en matière de développement économique »

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« Le déploiement numérique est indispensable en matière de développement économique »
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Les premières Assises de la ruralité, organisées dernièrement au centre culture et sportif Saint-Ayoul à Provins, ont réuni pas moins de 130 élus. Au programme, des conférences et autres tables rondes en lien avec le développement des territoires. La question de l'infrastructure numérique a été l'un des sujets forts de cette journée.

« Le déploiement du numérique est indispensable en matière de développement économique. Grâce aux outils numériques, les entreprises maintiennent leur compétitivité. Il s'agit donc d'un critère devenu majeur dans le choix d'implantation, voire dans la décision de rester sur un site », a rappelé Olivier Lavenka, vice-président du Département en charge de l'aménagement du territoire et président de Seine-et-Marne Numérique, syndicat en charge de l'aménagement numérique du territoire.

Le second critère est la compétitivité des offres auxquelles peut accéder une entreprise. Les territoires pourvus d'un Réseau d'initiative public (RIP), comme Sem@for 77 en Seine-et-Marne, bénéficient d'une offre concurrentielle supérieure aux zones couvertes par un ou deux opérateur(s) privé(s) qui partagent peu leur propre réseau de fibre. De nombreuses entreprises (grands comptes, ETI, PME/TPE) sont déjà raccordées à la fibre par ce réseau (plus de 2000), bénéficiant de services jusqu'à 1Gbit/s mais surtout provenant de plus 30 fournisseurs de services différents, qui eux-mêmes créent de l'activité sur le territoire. Cette dynamique de l'offre est une opportunité d'innovation et de développement pour les entreprises dans tous les secteurs (industrie, tourisme, agriculture…).

Le Département estime que le maintien d'activités économiques contribue à l'équilibre social (en particulier en zone rurale où le maintien d'une PME peut s'avérer crucial). Pour lui, la modernisation du service public dans son fonctionnement et l'offre de services publics aux administrés constituent également des facteurs importants. En effet, le bon niveau d'équipement en infrastructure spermet à tous les services publics de bénéficier d'un bon niveau d'accès aux réseaux et aux outils numériques. Il permet aussi d'offrir des services publics modernes tels le programme numérique des collèges qui concerne les professeurs, les élèves, les parents, les personnels administratifs (un des plus gros systèmes d'information du Département par le nombre d'usagers). Le bon niveau d'équipement en infrastructures numériques (par la fibre notamment) permet également de développer de nombreux services, tels que la vidéosurveillance (plus performante) ou la télémédecine. On citera également les besoins créés par la “e-démocratie” (échanges via les réseaux sociaux et les plateformes).

En matière sociétale, l'équipement du territoire seine-et-marnais d'une couverture à 100 % en fibre optique (projet sem@fibre77 en complément de l'action privée d'Orange et SFR) devra permettre aux foyers de bénéficier du télétravail (gain en qualité de vie, désengorgement des transports), de formations à distance, de faciliter les recherches d'emploi, de développer une activité… Quelque vingt cinq espaces de coworking sont actuellement disponibles dans le département et huit sont en cours de création.

Lutte contre la désertification médicale

Le Département a pu rappeler que la Seine-et-Marne occupait en 2018 l'avant-dernière place en France en matière de densité de médecins généralistes par habitant. Le Département compte en effet 6,55 omnipraticiens libéraux pour 10 000 habitants pour une moyenne régionale de 7,54 et une moyenne nationale de 9,03. Pour « lutter contre cette désertification médicale alarmante », le Département a adopté en séance un plan d'actions « Présence médicale ».

Ce plan sera appuyé par l'ensemble des politiques publiques départementales : la solidarité, l'aménagement du territoire et les politiques contractuelles, la politique de la ville, la réussite éducative. Il constitue l'un des axes majeurs du schéma des solidarités 2019-2024, adopté le 14 juin dernier.

Le Département souhaite notamment agir en direction des étudiants en développant l'apprentissage et les stages, en renforçant l'offre de formation post-Paces (Première année commune aux études de santé) dans le paramédical, enfin en accompagnant davantage leur installation et celle de leur famille (facilité de logement par exemple).

L'objectif est aussi de favoriser les modes et les lieux d'exercice innovants (lieux de passage, lieux d'intervention pluridisciplinaires, télésanté).

Des campagnes à destination des étudiants et des professionnels seront par ailleurs organisées pour promouvoir les atouts du territoire (cadre de vie, réseaux de professionnels structurés, patientèle assurée, proximité avec Paris, etc.).

L'Upec ouvre une Paces à Melun

C'est en décembre dernier que les élus de la Melun Val de Seine ont voté la convention avec Paris XII pour l'ouverture d'une première année de médecine. Il n'est désormais plus nécessaire d'aller à Paris, Créteil ou Torcy pour se lancer dans des études de médecine quand on vit dans le Sud de la Seine-et-Marne. L'Université Paris Est-Créteil (UPEC) a ouvert une première année commune des études de santé, ex-Licence 1 Santé, plus communément appelée “première année de médecine”, à Melun.

Cette Paces doit permettre de poursuivre des études pour devenir médecin, dentiste, pharmacien ou sage-femme. Implantée au 51 avenue Thiers, face à la gare de Melun, la Paces devait accueillir ses premiers cours courant octobre, dans des locaux de plus de 1 500 m², entièrement rénovés par la communauté d'Agglomération.

Les étudiants d'un amphithéâtre de plus de 120 places, de deux salles de travaux pratiques de 50 places, de quatre salles de travaux dirigés de 15 à 20 places chacune, de nombreuses salles de travail et d'une bibliothèque. Équipements wifi, écrans dynamiques et vidéoprojecteurs ont également été prévus.

Des passerelles avec les formations qui sont proposées sur le territoire, en particulier en droit, à l'Université Paris II Panthéon-Assas, sont à l'étude pour les étudiants en situation d'échec, ce qui devrait constituer une collaboration inédite.

Cette implantation de la Paces complète l'offre universitaire déjà existante et enrichit les formations en santé déjà présentes grâce à l'Institut de formation en soins Infirmiers (IFSI) et d'aides-soignants (IFAS).

Cette initiative a été lancée pour inciter les étudiants à poursuivre leurs études de médecine en Seine-et-Marne et favoriser leur installation professionnelle dans le département.




MSM REDACTION
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