AccueilVie des entreprises« L'immobilier professionnel représente 40 % des dossiers de financement traités par CAFPI Pro »

« L'immobilier professionnel représente 40 % des dossiers de financement traités par CAFPI Pro »

Cafpi bénéficie d'une bonne image de marque, notamment sur le marché du financement de l'immobilier d'entreprise. Cynthia Parietti, la responsable développement du marché “pro” et entreprises, détaille l'ensemble des solutions qui s'offrent aujourd'hui au chef d'entreprise pour obtenir un crédit lié à une opération immobilière ou, plus généralement, financer ses besoins en trésorerie ou ses investissements.
« L'immobilier professionnel représente 40 % des dossiers de financement traités par CAFPI Pro »
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ÉconomieVie des entreprises Publié le ,

Cafpi dispose aujourd'huid'un département réservé aux entreprises. Pouvez-vous retracer l'historique de ce service et son évolution ?

Ce département a été lancé officiellement en février 2019, en donnant beaucoup plus de visibilité au service qui existait déjà au sein de Cafpi, afin de mieux répondre aux besoins de nos clients. Nous avons ainsi mis en place des “experts en financement pro”, service complémentaire au métier de courtier en prêts immobilier classique. Nous sommes d'abord des « chasseurs de risques ». On nous contacte dans toute la France pour performer un plan de financement, optimiser des délais bancaires, des garanties et des contre-garanties, des contreparties…

Votre rôle de conseil est donc primordial…

Oui, notre rôle de conseil est important, nous en avons même le devoir en tant qu'IOBSP (intermédiaire en opération de banques et service de paiement). Bien entendu, nous allons négocier les conditions financières d'un prêt, mais notre métier premier est d'abord d'obtenir un accord. Notre objectif est de trouver la banque qui financera le projet.

Quels sont les professionnels qui font appel à vous ?

Nos clients professionnels sont des artisans, des commerçants, des professions libérales et des responsables de petites et moyennes entreprises. Nous avons également, à la marge, des professionnels de l'immobilier et des marchands de biens.

Nous travaillons beaucoup par apport d'affaires, que ce soit par l'intermédiaire de nos confrères Cafpi sur toute la France ou par des prescripteurs ; experts-comptables, avocats, fiscalistes, conseillers en gestion de patrimoine, assureurs ou encore des chambres consulaires. Selon les régions, certains réseaux se mettent plus facilement en place.

Quelle est la destination des prêts que vous essayez d'obtenir pour vos clients ?

L'immobilier professionnel représente 40 % des dossiers. Cafpi a une belle image de marque dans l'immobilier, parce que nous y sommes présents depuis plus de 50 ans. On nous sollicite également beaucoup pour l'acquisition de fonds de commerce. Les autres dossiers concernent le rachat de parts sociales, la transmission d'entreprise, la croissance externe, etc.

Jamais de besoins de trésorerie ?

Les besoins de trésorerie que nous prenons en compte font généralement partie d'un plan de financement. Par le biais de l'immobilier pro, nous avons développé des solutions, puisque nous prévoyons que les entreprises vont affronter des problèmes de trésorerie dans les prochains mois. Nous travaillons avec un panel de partenaires bancaires ou non bancaires qui vont nous permettre d'avoir des leviers sur l'actif d'une société, mobilier ou immobilier, et dégager de la trésorerie.

Avez-vous joué un rôle dans l'explication du plan de relance du Gouvernement, à la sortie du premier confinement ?

Bien entendu, nous communiquons beaucoup avec nos clients, pour leur donner toutes les informations possibles, y compris sur d'éventuelles subventions. Nous constituons un relais pour expliquer aux dirigeants d'entreprise ce qu'il se passe au niveau de la banque. Nous avons donc accompagné nos clients pour diffuser le PGE, pour préparer les dossiers, les plans de trésorerie, l'arrêté des comptes, un prévisionnel, pour mesurer l'impact de la crise sanitaire sur l'activité…

Aujourd'hui, en immobilier d'entreprise, nous sommes de plus en plus sollicités par des entreprises pour l'acquisition de leurs murs. Elles souhaitent réduire la surface de leurs locaux, à cause du développement du télétravail. L'achat devient donc une option pour développer le patrimoine de l'entreprise. Nous avons également de plus en plus de projets en création de pôle pour y loger des activités en synergies (pôles médicaux par exemple).

Cette réduction des surfaces devient-elle une tendance lourde ?

Ce n'est pas une grosse tendance pour l'instant. Les commerçants ne peuvent pas réduire leur surface de vente. En revanche, pour les sociétés du tertiaire, cette réflexion commence à avoir sa pertinence. Nous traitons quelques dossiers de ce type, à la fois en région parisienne et en province.

Comment se comporte actuellement le marché du financement ?

Le marché reste dynamique grâce à des taux d'intérêt très bas. Nous voulons développer cette approche, en demandant aux entreprises de venir nous voir avec leur bilan 2020 et prévisionnel 2021, pour nous permettre d'établir un diagnostic et leur donner les leviers possibles en cas de besoin de trésorerie ou pour les accompagner s'ils ont prévu des investissements. Notre rôle est de structurer les dossiers comme les banquiers l'exigent.

Nous expliquons également au chef d'entreprise ce qui se passe avec les banques. Nous sommes en veille permanente avec tous les établissements bancaires et nos autres partenaires financiers pour connaître leur politique risques de demain.

Dans l'esprit du “full service” qu'attendent aujourd'hui les entrepreneurs, vous travaillez aux côtés des experts-comptables ou des avocats ?

Oui, ce sont des partenaires avec qui nous travaillons beaucoup. Nos rôles respectifs aux côtés des entrepreneurs sont très complémentaires.

Le nombre de vos dossiers a beaucoup évolué ces six derniers mois ?

Oui, notamment en immobilier d'entreprise, le potentiel marché est énorme.

Notre image se développe au fur et à mesure de nos actions et de nos dossiers. Le marché du courtage pro reste récent et nécessite un fort développement de visibilité et de communication.

La demande d'information, d'accompagnement et de conseil de la part des entrepreneurs s'accroît dans un monde du financement qui se transforme et qui devient de plus en plus complexe.

L'offre en matière de financement est très vaste : les banques, les organismes spécialisés en crédit-bail, le leasing, l'affacturage ou les nouveaux acteurs comme le financement participatif. Les dirigeants expriment leur besoin de visibilité, de réactivité et de compréhension pour leurs projets.

En immobilier d'entreprise, il s'agit, par exemple de voir la pertinence d'un financement en crédit-bail immobilier. Nous devons être attentifs aux projets futurs et à la stratégie de l'entreprise dans ses investissements.

Plus nous sommes en amont du projet, plus nous pourrons le structurer et l'adapter. Nous avons l'opportunité et l'ambition d'accompagner nos clients sur tous leurs besoins financiers et durant toute la vie de leur entreprise.

Malgré l'intermédiation de l'expert-comptable ou du notaire, vous êtes en contact avec le chef d'entreprise ?

Bien sûr, pour nous, un dossier de financement, c'est 50 % de chiffres et 50 % d'humain. Nous avons bien évidemment besoin du contact avec le client pour mieux connaître l'historique de sa société, ses besoins, ses projets et notamment le détail de l'investissement concerné.

Les experts en financement pro sont formés et présents physiquement (quand cela est possible et nécessaire) pour se consacrer aux dimensions qualitatives, humaines voire stratégiques du dossier.

Justement en termes de remboursement, concernant le PGE, malgré la garantie d'Etat, pensez-vous qu'il va poser problème dans les années qui viennent ?

Certainement , avec 123 milliards distribués depuis le mois de mars, l'impact d'une dette dans un bilan ne sera pas neutre. La phase de remboursement du PGE n'a pas encore débuté, nous sommes en attente du regard et de la prise en compte dans une analyse financière. L'impact principal à mesurer est sur la trésorerie des entreprises, c'est aujourd'hui le nerf de la guerre.

Il y a d'autres secteurs où vous êtes proactifs ?

Oui, nous accompagnons également les dirigeants dans le financement de la digitalisation de l'entreprise. Il y a actuellement un commerce sur trois qui n'a pas de visibilité sur le Net. Il leur faut absolument être accompagnés sur le sujet. Les collectivités locales, les CCI, CRMA, sont aussi très dynamiques et présentes. C'est un sujet dont on parle depuis des années. Nous avons également des solutions de financement pour ce type d'opérations.

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